• Filigrane (Jeanne Roland)

Filigrane et les Montseveroudères qui passent une matinée entière à accrocher des bannières...

Mis à jour : mars 30

Samedi 20 mars 2021, huit heures tapantes : l'équipe Filigrane quitte sa chère Avenue Maréchal de Saxe lyonnaise. Direction l'Isère et sa petite commune de Montseveroux !



Et pour quoi faire, me direz-vous ?



Pour accrocher les bannières que nous avons réalisées pour Cultures Plein Champ, pardi ! En effet, ne pouvant organiser l'exposition qui aurait clôturé la résidence, contexte sanitaire oblige, nous nous sommes adaptés et avons proposé, à la place, un accrochage de bannières dans l'espace public de Montseveroux. Celles-ci, concoctées à partir de photographies et illustrations de l'artiste en résidence Hélène Bertin, illustrent tantôt des réalités du monde agricole, tantôt des remerciements aux fermes et artistes ayant participé au projet. Devant initialement être installées une semaine seulement, nous avons décidé avec la mairie, à l'unanimité, de les laisser plus longtemps orner les murs de la jolie commune de Montseveroux.


Voilà pour le contexte. Bien arrivés à Montseveroux, et surtout bien accueillis par la mairie chaleureusement motivée à nous aider, nous voilà partis pour plusieurs heures d'accrochage (eh oui, dix bannières de 2m25 par 1m50 à installer, ça ne s'installe pas en quelques minutes !). Le froid est mordant ; emmitouflés dans nos doudounes, bonnets et autres attributs visant - en vain - à nous protéger de ce vent qui peu à peu nous transit, nous préparons les bannières en les triant en fonction du lieu où elles seront accrochées.



Commençons notre périple !



Première étape : l'école !

C'est haut la main que nous réussissons à accrocher notre première bannière. Afin de la positionner correctement, soit droite et centrée, Edy-Anita et son œil de lynx nous guident. Le vent violent secouant fortement la bannière, nous décidons de mettre en place les autres avant de revenir trouver une solution pour qu'elle ne se torde pas davantage.

Nous nous dirigeons ensuite vers notre deuxième destination, qui s'avéra bien plus fastidieuse qu'elle n'en avait l'air...





Pour notre deuxième étape - la mairie de Montseveroux -, nous sommes gracieusement aidés par Alain, l'un des exploitants agricoles du village, qui a effectivement accepté de venir avec son tracteur pour nous hisser et nous permettre d'accrocher les bannières en hauteur. Mathieu et un autre Alain, quant à lui agent de la mairie, mettent les mains à la pâte.



Edy-Anita et moi, entre pointes de stress, indications spatiales et rires, regardons la scène depuis le sol. Le froid, au passage, nous congèle sur place : si Mathieu et Alain restent actifs, nous commençons vite à nous transformer en glaçons !


Edy-Anita luttant intérieurement contre les températures négatives...


Cependant, une heure et demie et quelques péripéties plus tard, nos deux accrocheurs redescendent de leur tracteur ; les bannières sont installées : et le résultat est là !




En revanche, notre périple ne s'arrête pas là : c'est désormais sur le mur extérieur du domicile d'habitants du village que nous accrochons trois bannières supplémentaires, dont celle mettant en scène la compagnie Infusion. Quelques voitures ralentissent, des yeux curieux se posent sur nos ouvrages et des intéressé.e.s prennent le temps de s'interroger sur celles-ci. Cela nous rassure sur la vocation de ces bannières et, par extension, de la résidence : interroger le monde agricole et les acteurs et actrices qui font vivre, chaque jour, celui-ci.









Puis, pour clore cette matinée riche en sensations, nous installons la dernière bannière (plus humoristique cette fois !) sur la façade du café-restaurant Le Cellier, situé juste à côté du château de Montseveroux. Nous nous séparons en deux groupes, l'un s'occupant de fixer définitivement les bannières déjà accrochées (rappelez-vous, avec le vent qu'on avait, elles risquaient fortement de se détacher !) et l'autre mettant en place la bannière du café-restaurant.



Enfin, nous voilà prêts à partir. La toute dernière bannière, destinée à être installée sur le rond-point de Cour et Buis sera accrochée par la mairie seulement : le temps filant, nous sommes en effet obligés de rentrer sur Lyon. Nous repartons, tous trois satisfaits de notre matinée !...



Pour apprendre, deux jours plus tard, que trois bannières se sont décrochées !

Mathieu et moi repartons donc aider au ré-accrochage des bannières... Mais toujours le sourire aux lèvres, car une résidence artistique de Filigrane sans rebondissement, n'en est pas vraiment une !



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